Clément Talleux (ENS), Vanille Frédon (EPHE), Romain Martino (ENS)
S1 & S2, non validable
En raison de leur importance écologique, économique et culturelle au sein des sociétés humaines, les arbres ont été l’objet de croyances et de discours multiples depuis l’Antiquité archaïque. Bien qu’ils soient au cœur des débats environnementaux, éthiques et politiques qui marquent la mondialisation contemporaine, ils demeurent paradoxalement méconnus, objets de préjugés et d’instrumentalisations.
Postulant que l’arbre est autant un objet botanique qu’un objet culturel, ce séminaire entend dès lors faire dialoguer la biologie, la philosophie et l’histoire pour dégager au fil des séances une image de ces « êtres collectifs » (Francis Hallé) plus nuancée, complexe et contextualisée dans le temps comme dans l’espace, en insistant sur la multiplicité des relations qu’ils entretiennent avec les autres êtres, humains et non humains. La place de l’arbre dans le droit, sa réelle capacité de captation du carbone, les ambiguïtés historiques de sa « préservation », les problèmes posés par sa gestion, sa vulnérabilité en contexte guerrier ou encore son statut éthique seront autant de questions abordées.
Les séances seront nourries à la fois par les travaux classiques comme ceux d’Andrée Corvol en histoire des forêts mais aussi par les apports épistémologiques récents, aussi bien en biologie (Julia Le Noë) qu’en philosophie environnementale (Baptiste Morizot). Deux séances s’appuieront sur les projets de recherche des organisateurs. Huit autres donneront quant à elles la parole à des invités issus du monde universitaire comme de la société civile en accord avec l’esprit transdisciplinaire du séminaire.
Salle à préciser
Mercredi 18h-20h
Séances : 23 septembre, 7 octobre, 4 et 18 novembre, 2 et 9 décembre, 27 janvier, 3 et 17 février, 10 mars, 28 avril, 12 mai
Programme des séances en ligne sur le site du département



